à propos de « Le manège »

Posté par aprender le 19 mai 2009

Les histoires de Maxi, Jessica, Adelita, Ignacio Cabezas et les autres tournent toutes autour du « Manège ». Le « Manège » est le surnom donné par la police au gigantesque bidonville circulaire du Bas Flores dans Buenos Aires.
Certaines familles de cette « villa miseria » vivent de la récupération d’ordures ménagères recyclables ; Maxi, gentil géant un peu naïf et sportif au grand cœur, aide ces cartonniers à la tombée de la nuit à transporter leurs chargements jusqu’à la « villa ». Il ne se sait pas surveillé par I. Cabezas, commissaire corrompu obstiné par la drogue et sa volonté de faire le Mal.

Entre meurtres, kidnapping, folie de Cabezas, toile de fond sociale sordide, tous les éléments du roman noir se trouvent finalement réunis une nuit de déluge ; en quelques heures l’eau monte jusqu’aux vitres des voitures. C’est un suspens intense qui prend fin les pieds dans l’eau, dans ce quartier défavorisé de Flores près duquel vit César Aira, l’auteur de ce roman de réalisme social simple et efficace qui en dit long sur les conditions de vie très diverses des populations argentines urbaines. C. P.-M.

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