Un épisode dans la vie du peintre voyageur

Posté par aprender le 19 mai 2009

Un épisode dans la vie du peintre voyageur

de César Aira, Michel Lafon (Traduction)

 

 

 

 

Un épisode dans la vie du peintre voyageur dans cesar aira

 

 

 

Broché: 84 pages
Editeur : André Dimanche (août 2001)

 

 

Voilà un étonnant exercice de style autour de la création, dès lors que la littérature se décide à inventer et réinventer. Ici, en l’occurrence, un moment de l’histoire de l’art, plus exactement un épisode dans la vie d’un peintre voyageur (d’où le titre de l’œuvre) au XIXe siècle, puisé dans l’existence de Johan Moritz Rugendas. « Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de prestigieux peintres », Rugendas a été un peintre de genre, tourné vers la physionomie de la nature, né à Augsbourg. Il a passé nombre d’années en Amérique du Sud, en quête d’espaces, de lumières. Son deuxième séjour dura dix ans, entre 1831 et 1847. À l’occasion de celui-ci, en compagnie d’un ami peintre, il cherche l’étrange vide au « point équidistant des horizons » pour trouver un nouveau procédé de représentation et mieux appréhender « la totalité du monde ». Il rencontrera la foudre, et la menace de ces Indiens voleurs de bétail, les Malones… Deux incidents, deux accidents bouleversants que l’auteur rapproche en jouant sur les temps de la narration. Commençant à la manière d’un article encyclopédique, César Aira entraîne son lecteur tout doucement dans la fantaisie d’un épisode initiatique, sans jamais perdre de vue les interrogations sur l’acte créateur. Céline Darner
Quatrième de couvertureJohan Moritz Rugendas est un « peintre de genre » allemand de la première partie du XIXe siècle, un des plus grands « peintres voyageurs » de son temps, que Humboldt lui-même admirait et considérait comme un maître dans l’art de la « physionomie de la nature ». Rugendas fait deux grands voyages en Amérique latine. Lors du second, en 1837, dans la province argentine de Mendoza, il touche au centre secret dont il avait toujours rêvé : le point « équidistant des horizons », dans les plaines immenses de l’Argentine, où il espère découvrir « l’autre face de son art » et qui l’obligera à créer un nouveau procédé de représentation. Il entreprend ce chemin périlleux en compagnie d’un autre peintre allemand, Robert Krause, d’un vieux guide et d’un jeune cuisinier. Le prix pour lui en est immense, monstrueux : un épisode dramatique interrompt sauvagement la traversée et marque à jamais son corps et sa vie – son art, sa jeunesse.
Ce roman a été salué comme un véritable événement par la critique argentine lors de sa parution, en juin 2000. Il confirme la variété et l’originalité exceptionnelles du talent de César Aira (né à Coronel Pringles, province de Buenos-Aires, en 1949), qui apparaît plus que jamais comme un des écrivains majeurs de la littérature latino-américaine d’aujourd’hui.

 

Laisser un commentaire

 

Melusine |
Flâneries Cosmiques |
billetti |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les quatre elements
| El Carmo
| Fictions de crise